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Le cheval pour passion

Je suis une grande amoureuse des animaux que j'ai toujours connus : chien, cheval, vache, lapin, poule... J'ai grandi avec et lorsque j'étais enfant je voulais être vétérinaire ou éleveur de chiens ! Mes chiens sont généralement les 5ième et 6ième personnes de la famille.
Le cheval et l'équitation prennent une grande part dans ma vie. Etant fille et petite fille d'éleveurs de chevaux, il est normal pour moi d'être aussi dans cet univers là. A peine je savais marcher que mon père me posait déjà sur un cheval.
Mais à coté de cela, j'ai eu un parcours équestre assez chaotique. J'ai commencé le poney très jeune vers 5 ans. Mes parents m'avaient inscrite ainsi que ma s½ur au Club Med de Pompadour pour suivre des leçons. A cet âge là, on n'est pas très courageux et moi mon courage est vite parti après une grosse chute. Suite à cela je ne voulais plus monter sur un poney de ma vie. A ce moment là, on ne peut pas parler de passion. Mais à la maison, j'aime être avec les chevaux, j'aide mon père et mon grand-père à rentrer et sortir les chevaux, à les nourrir et à assister aux naissances de nos poulains. Vers l'âge de 12 ans, je voulais monter et me balader avec le cheval de la maison : Gamin. Mais mon père m'a dit que si je voulais le monter seule je n'avais qu'à prendre des cours d'équitation afin d'acquérir les connaissances et les compétences nécessaire pour que je puisse me débrouiller seule avec un cheval. De plus, mon père ne voulait pas être constamment derrière moi lorsque je montais Gamin.
Alors nous nous rendons avec ma s½ur dans le centre équestre le plus proche : le centre équestre de Laleu. Là on y trouve une ambiance familiale et de sécurité. C'est dans ce centre équestre que la passion me gagne et ça va durer trois ans. Mais lorsque le centre équestre ferme je n'arrête pas totalement l'équitation. J'intègre un autre centre équestre où je vais pratiquer la voltige. Mais là rien de bien transcendant. Je monte à cheval afin d'avoir une passion commune avec mon père qui souhaite qu'une chose que ses filles soient des mordues de cheval comme lui. Un jour, mon père rencontre une jeune fille cavalière de concours et là il dit : « J'aimerai bien que mes filles soient comme toi. » Ca fait mal d'entendre ça et c'est dévalorisant aussi. Enfin mon épopée vers la passion atteint son apogée au centre équestre « les Ecuries du Mas » que j'intègre en novembre 2004 (au début de ma maladie).

Là bas, je redécouvre l'ambiance familiale que j'aime tant et qui me sécurise. Après un cours concluant, je me rends régulièrement une fois par semaine au centre : le samedi. Stéphane, mon moniteur, ne me brusque pas, ne me force pas et surtout me rassure. Etant assez trouillarde, j'avais peur de la vitesse et de l'obstacle. Ces deux peurs, je les affronte et je passe par-dessus grâce à Sanka. Je progresse et je suis bien. Je fais connaissance avec les autres cavaliers mais aussi avec les membres de la famille de Sanka qui sont adorable avec moi. Cette chaleur humaine me fait du bien, me rassure. La semaine je vis dans huit mètre carrés où je m'enfonce dans la maladie, où je travaille constamment la tête dans les livres. Cette heure d'équitation est une libération, une bouffée d'oxygène où j'oublie mes soucis et où je me concentre sur une seule chose : progresser et prendre confiance. Mon mal être disparaît dès que je franchis le portail du centre.
Plus je m'enfonce dans la maladie et plus j'ai besoin d'aller au centre équestre. C'est ainsi que je vais monter une deuxième fois dans la semaine : le mercredi. Monter le mercredi me permet de faire une coupure dans la semaine. C'est une libération supplémentaire.
La passion grandit petit à petit et devient très présente dans mon quotidien car je parle beaucoup de mes cours d équitations, de ce qui s'est passé, des progrès que j'ai fait. Et au fur et à mesure, mes peurs de la vitesse et de l'obstacle s'envolent. Je me sens vraiment en sécurité, je me sens bien, je me sens VIVRE.
Comme on dit un bon cavalier doit savoir tomber et pour tomber ça je sais faire. Malgré mon faible poids, je ne me suis jamais rien cassée et pourtant je suis tombée de nombreuses fois. Mais ces chutes ne me font pas prendre conscience de ma maladie.
Sanka organise un premier concours au centre équestre en mai 2005, je m'y inscris pour faire deux tours de CSO. Mon premier tour se passe relativement bien mais le deuxième se passe assez mal : je fais beaucoup de refus et les barres tombent mais surtout je manque de faire un malaise sur le cheval. Je suis extrêmement fatiguée, épuisée physiquement. Je ne tiens plus. Je finis tant bien que mal mon parcours mais j'ai la tête qui tourne, j'ai des douleurs dans les bras, des fourmis dans tout le corps. Il est vrai qu'à 41kg enchainer deux parcours c'est très dur. C'est là que je prends conscience de mon état physique déplorable : j'ai mis en péril ma passion à cause de ma santé. Je ne veux pas que ma maladie vienne pourrir ce qui me fait vivre car si par malheur je faisais un malaise à cheval, c'était direction l'hôpital et ça NON. Et puis pour faire de l'équitation, il faut du poids, de la masse pour pouvoir tenir sur un cheval.
Ce qui m'a vraiment aidé dans cette passion et dans ce centre équestre, c'est que Sanka et ses proches ne m'ont pas jugé sur mon état physique car ils ne m'ont jamais connu en bonne santé. Et ils ont passé outre ma maladie pour que je me concentre sur l'équitation. Ils ont fait sortir ce qui y avait de bien en moi et non la maladie. Car toute la semaine, on me rabâchait à longueur de journée que j'étais maigre, malade et que je ne ressemblais à rien. Je n'avais que des réflexions sur ma maladie et ça m'enfonçait encore plus. Au centre équestre, je n'avais aucune réflexion de ce genre et ils m'ont aidée. Je me sens redevable envers le centre équestre car ils m'ont vraiment beaucoup apportée et donc j'aide au maximum Gégé, Nadine, Elina, Hugues, Sanka dans toutes les taches du quotidien.
Pendant la maladie, je suis en révolte constante auprès des êtres humains et donc je me tourne vers les chevaux, ces animaux qui ne me jugent pas et qui m'acceptent comme je suis.
Et je développe une relation avec un cheval qui va me donner envi de me battre pour vivre : Kilime.


(ce chapitre est inachevé)
Le cheval pour passion

# Posté le mardi 23 janvier 2007 04:07

Modifié le jeudi 01 mars 2007 08:40

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