Durant ma maladie, ma vie sentimentale et sexuelle est un néant, un gouffre. C'est vrai, aucun homme ne veut d'une fille aussi maigre, mal dans sa peau et de surcroit dépressive. Alors je me retrouve seule, je ne plais pas. Les hommes détournent le regard et s'ils me voient c'est pour me dévisager avec compassion et parfois même dégout. Alors je me constitue une carapace contre la gente masculine qui ne daigne pas comprendre ce qu'il m'arrive afin qu'ils découvrent que sous ce corps frêle, il y a une personnalité qui ne souhaite qu'une chose, se montrer au grand jour.
En étant seule et célibataire, mes envies sexuelles diminuent pour devenir inexistantes. Un être humain est guidé par ses envies c'est un leitmotiv, quelque chose qui nous pousse à aller plus loin. Quand on commence à perdre cela, on devient un peu une sorte de robot, de fantôme. J'ai un petit ami au mois de novembre mais cela ne dure que deux semaines. Il sera le seul ! Pendant deux ans, je vais devenir une « célibatante » comme j'aime m'appeler mais ça ne cache que mon mal être intérieur.
Mon futur, je l'envisage avec un mari aimant et des enfants. Trouver un mari ne pourrait pas poser de problèmes mais avoir des enfants oui. Pourquoi ? Eh bien physiologiquement, cette maladie a des conséquences à long terme : l'arrêt de mes règles pendant cette période peut compromettre ma chance d'avoir des enfants. Je n'ai pas eu mes règles pendant près de deux ans, c'est très long pour un corps qui se constitue et qui se forme pour devenir afin un corps d'adulte. Ainsi ces dérèglements physiologiques sont un obstacle supplémentaire dans mon avenir.
(Ce chapitre est en cours d'écriture!)
