C'est ça l'anorexie

C'est ça l'anorexie

# Posté le jeudi 22 février 2007 06:02

La chance (suite)

Après la nouvelle année, je tombe malade : j'attrape une angine et une gastro ce qui me contraint à aller voir mon médecin traitant : Mme Labach. Mais lorsqu'elle me voit, elle se préoccupe plus de mon amaigrissement que de ma gastro. Elle m'oblige à me peser dans son cabinet : je pèse 43kgs toute habillée. Ce n'est pas énorme. Bien sur, elle me demande ce qu'il m'arrive et je me mure dans mon silence. Elle me prescrit une prise de sang pour voir si je n'ai pas de carences. Une semaine plus tard, un samedi matin (je m'en souviens très bien, j'allais au cheval après) à 7h30, l'infirmière arrive et me fait ma prise de sang à jeun. Je ne suis pas fan des aiguilles donc je tourne un peu de l'½il mais bon c'est fait. Lorsque les résultats de la prise de sang arrivent 1 semaine plus tard je suis assez stressée car j'ai peur de découvrir que mon corps ne résiste pas à ce que je lui fais endurer. Mais contre toutes attentes, mes analyses sont bonnes, ils n'ont décelés aucune carence. Mais comment je fais ou plutôt comment mon corps fait-il pour vivre avec si peu de nourriture sans montrer de carences importantes ?
Suite à cela je revoie Evelyne qui me suit toujours pour mes TCA et pour mon poids. Noël est passé, j'ai un peu mangé pour ne pas alarmer ma famille et j'ai perdu un peu de poids. Je ne comprends pas : je remange un peu et je perds du poids. Je ne trouve pas ça normal mais je ne dis rien à Evelyne car je suis très contente de mon poids qui baisse sur la balance.
La conversation avec mon grand père m'a troublé et j'ai honoré le pacte passé avec mon grand père et je souhaite de ma propre volonté d'aller voir Martine pour taper de nouveau.
Ainsi le 21 Janvier 2005, je retourne voir Martine et je lui explique comment j'ai fait pour honorer le pacte avec Papi. Mais c'est là aussi où je lui parle de mes TCA et de ce corps que je n'aime pas, qui ne me convient pas et que je souhaite avoir tout maigre. Et on repart sur le clavier. Voici le deuxième texte : « Restitution des faits. Pourquoi ce problème de corps vu de l'extérieur, vu de l'intérieur, vu d'en bas, vu d'en haut ?? Comment vis-tu en centre, mon être profond, emmitouflé, enveloppé dans de la matière ? Peux-tu me dire en quoi tu as besoin de cette matière dense et encombrante pour moi ?? Qu'est-ce que chair, graisse et muscles peuvent bien t'apporter ?? En quoi cela te dérange que je souhaite ainsi être très, très, très mince ?? Peux-tu m'aider, toi mon maître intérieur, car moi, plus mon corps est discret, sculpté menu, mieux je me sens, bien que... Enfin aide-moi. Histoire entre nous, avec, sans aucun doute, quelques souffrances profondes non dévoilées, non reconnues, non dites, c'est ainsi. Je ne veux pas prendre de place importante. Je ne veux pas me faire remarquer. Je veux rester toute, toute, toute mince. Voila...
Peux-tu nous parler de tes ressentis pendant ton développement in utéro ?
Oui, je souhaite dire que c'était très réconfortant d'être blotties l'une contre l'autre, de pouvoir partager tout. Mais dans la profondeur, difficile aussi de se trouver entière, il y quelque chose qui relève du manque d'unité, de la différenciation impossible. Ma s½ur c'était la partie de moi qui rassurait, consolait, protégeait comme si moi seule ce n'était pas possible. Elle était moi et non différenciée et moi je ne me pensais jamais capable de lui apporter cela. Oui moi toute petite partie forte mais discrète et avec besoin de protection par contre.
Je lui insufflais puissance d'énergie interne, subtile et c'était comme si elle était moi, oui moi plus dans le subtil et elle plus dans matière, et comme un.
Alors la chute sur terre, la différenciation dedans, dehors, elle, moi, ce fut effectivement douloureux, déchirant même, comme si on m'enlevait un morceau de moi. Oui douloureux, très.
Les premiers jours de la vie
De l'amour mais aussi de la solitude car séparation brutale comme si Marie avait l'écorce et moi le centre et c'est peut-être cela maintenant. Un centre ça ne se voit pas, une écorce ça se touche, ça se regarde. Alors je crois comprendre que là, grandissante, j'aimerai mettre mon noyau plus en évidence parfois. Donc il faut que j'enlève des couches et des couches. Mais j'ai aussi la peur de la nudité et il ne s'agit pas de me faire remarquer pour ensuite ne plus avoir de protections sûres et réconfortantes. Oui c'est cela le dilemme maintenant. Comment laisser vivre mon noyau qui renferme ma vie intérieure, qui cache aussi mon maître intérieur ? Dis moi, toi maître ce qui est juste pour toi, pour moi... Dis-moi... Répons-moi merci.
Laura situation doit être éclaircie et restitution doit être faite. Moi je vis t'accompagnant toujours au fond de toi jamais de séparation possible mais nous sommes a des fréquences vibratoires différentes, toi la densité, la matière, moi en toi la grande force subtile. Nous sommes en accompagnement complémentaire tu as besoin de me sentir et cela ne peut se faire que si toi tu es en plénitude c'est-à-dire que si toutes les parties de ton corps sont en pleine vie. Comprends bien que pour cela tu as besoin d'énergie, d'air pour nourrir tes poumons et leur permettre de travailler et d'oxygéner tout ton corps, de chaleur pour que ton corps soit en rendement, d aliments qui se renouvellent, toujours filtrés par tes reins, broyés par ton estomac.
Quelle merveille, Laura, quand chaque organe joue son rôle car alors cerveau et noyau subtil sont en harmonie. Comprends-tu ??
Si tu souhaites me mettre plus en avant, nous ne pouvons qu'être complices pleinement conscients et non videment irresponsable, comprend cela Laura. Ton corps est magnifique et ton âme lumineuse a besoin de sentir, elle aussi, la fermeté dense de la matière. Nourris toi de mes paroles, abreuve toi de tout cela et retrouve pleine joie et bonheur de vivre dans un corps aimant, solide, vibrant, protégé et protégeant. Merci pour nous Laura.
Et fait de l'exercice pour entrainer aussi tous tes autres corps.
Merci à la rencontre du noyau. Merci. »

# Posté le jeudi 01 mars 2007 08:43

On n'est (naît) pas jumelle pour rien

On n'est (naît) pas jumelle pour rien
Marie est ma s½ur jumelle et c'est celle qui me connaît le mieux. Nous sommes de vraies jumelles (des monozygotes), alors on peut penser que l'on se ressemble, que l'on est des copies conformes sans aucune individualité. Mais c'est faux. Marie et moi sommes deux personnalités complètement différentes avec des caractères, des looks, des centres d'intérêt bien spécifiques à chacune. Nos parents n'ont jamais voulu faire de nous des copies, ils nous ont habillé pareil jusqu'à l'âge de 8 ans et ensuite ma s½ur a décidé de se faire couper les cheveux très courts, une coupe à la garçonne alors que moi je suis restée avec mes cheveux longs. Elle troque ses jupes de filles contre des pantalons larges de garçon. C'est à partir de ce moment là, que l'on a commencé à fabriquer, à constituer notre personnalité et à l'exposer au grand jour. Ma s½ur n'aimait pas les vêtements féminins, elle ne se retrouvait pas, elle ne se sentait pas à l'aise. Et elle a trouvé son « truc » dans les vêtements de garçon qu'elle porte.
Il est vrai que ma s½ur a beaucoup souffert de cette différence qui en fait pourtant sa force (maintenant) à cause de réflexions, de paroles blessantes. Et donc, moi je me retrouve, comment dire, valoriser par rapport à une s½ur garçon manqué qui ne fait rien comme tout le monde.
Même si elle a une apparence de vrai dur à cuire, Marie renferme une gentillesse et une grande générosité envers les autres mais surtout un amour pour sa famille (que ce soit mes parents, mes grands-parents, mes cousins et moi). Je ne considère pas Marie comme ma s½ur (d'ailleurs je n'utilise que très peu souvent ce mot « s½ur ») mais comme quelqu'un faisant partie intégrante de ma vie, un double dont j'ai besoin. On se comprend sans se parler, rien que par un regard, par un sourire ou par une larme. De plus, on se dit tout que ça fasse mal ou non. Et puis, on s'accepte et on s'aime tout simplement.
Mais la maladie va faire trembler l'équilibre et la complicité qu'il y a entre nous, par le mensonge, l'angoisse, la solitude et la déception que j'ai au fond de moi. Même la confiance que Marie me porte va s'effriter au fur et à mesure que je m'enfonce dans la maladie et dans la dépression. Cela montre bien la perversion de cette maladie.
Au début de mon TCA (Trouble du Comportement Alimentaire), Marie n'était au courant de rien, je ne lui disais pas grand-chose sur ma baisse de poids. Mais elle n'est pas dupe. C'est elle, la première, qui va me faire la réflexion sur ma maigreur lors de notre passage chez le tatoueur. Elle me pose des questions pour savoir ce qui m'arrive mais moi je lui réponds avec cette froideur que tout va bien, qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter. La relation que je vais avoir avec ma s½ur durant cette période est une relation assez contradictoire et difficile à comprendre.
En effet, la maladie va m'éloigner d'elle mais je vais aussi l' « embarquer » dans mon TCA. Et ceci va se traduire simplement : pendant que moi je maigrissais ma s½ur, elle, grossissait.

chapitre en construction

# Posté le jeudi 01 mars 2007 08:46

Modifié le jeudi 01 mars 2007 09:02

Nouveaux articles

Je viens de rajouter deux chapitres et d'en compléter un.
J'ai complété le chapitre "Le cheval pour passion" (il n'est pas encore tout à fait fini)
J'ai ajouté la suite du chapitre "La chance" et "On n'est (naît) pas jumelle pour rien".

Merci pour votre soutien je viens de passer la barre des 1000 visites en, à peine, 2 mois.

# Posté le jeudi 01 mars 2007 08:53

Humeur du jour!

J'ai beaucoup de chose à faire, à penser... Je n'ai plus le temps de me consacre à ce qui me tient vraiment à coeur.
Entre mon BTS blanc, mes dossiers à monter, la soirée Studiant'in à organiser, une visite à monter... j'ai peu de temps pour monter à cheval autant que je voudrais et sourtout à me consacrer à l'écriture de mon livre. J'écris sur des feuilles mais je ne les ai pas encore retaper sur l'ordinateur pour les publier sur le blog.
La seule chose qui me fait sourire c'est mon dernier concours complet où je suis arrivée 9ième sur 42.
Je suis très stressée à cause de tout ce que j'ai à faire et j'ai perdu un peu de poids: j'ai perdu 3 kilos à cause de la fatigue et du stress.


Mais c'est le temps de conclure tout ce travail et ça ira mieux plus tard.

Merci à tout le monde pour votre soutien!!!!

Je vous promets d'éditer un article d'ici peu de temps.

Bisous à tous

Laura
Humeur du jour!

# Posté le samedi 24 mars 2007 11:06